Latest readings #1 | Flaubert, Krakauer, Maalouf, Ben Jelloun


Madame Bovary – Gustave Flaubert

 

Intrigue : C’est l’histoire d’une femme mal mariée, de son médiocre époux, de ses amants égoïstes et vains, de ses rêves, de ses chimères, de sa mort. C’est l’histoire d’une province étroitedévote et bourgeoise. C’est, aussi, l’histoire du roman français. Rien, dans ce tableau, n’avait de quoi choquer la société du Second Empire. Mais, inexorable comme une tragédie, flamboyant comme un drame, mordant comme une comédie, le livre s’était donne une arme redoutable : le style. Pour ce vrai crime, Flaubert se retrouva en correctionnelle. Aucun roman n’est innocent : celui-la moins qu’un autre. Lire Madame Bovary, au XXIe siècle, c’est affronter le scandale que représente une ouvre aussi sincère qu’impérieuse. Dans chacune de ses phrases, Flaubert a verse une dose de cet arsenic dont Emma Bovary s’empoisonne : c’est un livre offensif, corrosif, dont l’ironie outrage toutes nos valeurs, et la littérature même, qui ne s’en est jamais vraiment remise.


Ce que j’en ai pensé : J’ai commencé à lire ce livre parce qu’il faisait partie de ma liste “à lire parce que c’est un classique et faut pas déconner, si tu l’as pas lu t’es une inculte”. Oui, il faut parfois se faire violence ! 

Finalement, j’ai été surprise de voir à quel point j’ai adoré ce bouquin ! C’est mon tout premier Flaubert, et ça m’a clairement donné envie d’en lire d’autres. La plume est travaillée sans être lourde. Ce livre parle d’amour, mais pas n’importe comment. Il parle de l’amour dans sa dimension dévastatrice, catastrophique et finalement complètement inaccessible. J’ai été totalement happée par le destin de cette jeune femme à laquelle j’ai finit, bien évidemment, par m’attacher. On a vraiment envie de la suivre dans sa poursuite du bonheur, parce que oui dans ce livre c’est ça la définition que Flaubert donne au bonheur : l’amour. On garde espoir pour Madame Bovary durant tout le roman, parce qu’elle non plus ne perd pas espoir. On la suit, on l’encourage et on la blâme quelques fois mais on le souhaite toujours le meilleur. 
Je recommande ce roman à celles ou ceux qui auraient envie de lire un bon roman d’amour imparfait, et puis un grand classique de la littérature française. 
 
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Into the wild – Jon Krakauer

 

Intrigue Toujours plus loin. Toujours plus seul. Inspiré par ses lectures de Tolstoï et de Thoreau, Christopher McCandless a tout sacrifié à son idéal de pureté et de nature. Après deux années d’errance sur les routes du Sud et de l’Ouest américain, il rencontre son destin (à vingt-quatre ans) au cœur des forêts de l’Alaska. Un parcours telle une étoile filante dans la nuit froide du Grand Nord.

 

Ce que j’en ai pensé : J’ai été complètement déçue par ce livre et c’est totalement la faute de l’auteur. Étant donné que tout est “basé” sur des faits réels, le Krakauer (et son nom à coucher dehors) n’a pas jugé utile de faire plus que nous recracher tout ce qu’il a appris sur ce gamin parti camper un peu trop longtemps dans la forêt. Des témoignages et des notes de la vraie version du protagoniste, c’est tout ce qu’on a. A part pendant 2-3 page où l’auteur nos raconte un peu sa vie de petit casse-cou espiègle. Wouw. 

 

Une chronologie complètement bordélique, des retours en arrière et des projections dans le futur combinés avec du présent qui te font perdre le fil. Ce bouquin, c’est très concrètement un article de presse très très (trop) long. Au moins, Jonny est sûr de pas s’être gouré de métier !
 
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Le Périple de Baldassare – Amin Maalouf

 

IntrigueParti sur les routes en 1665, le narrateur de cette histoire, Baldassare Embriaco, Génois d’Orient et négociant en curiosités, est à la poursuite d’un livre qui est censé apporter le Salut à un monde désemparé. Sans doute est-il aussi à la recherche de ce qui pourrait encore donner un sens à sa propre existence. Au cours de son périple, en Méditerranée et au-delà, Baldassare traverse des pays en perdition, des villes en feu, des communautés en attente. Il rencontre la peur, la tromperie et la désillusion ; mais également l’amour, à l’heure où il ne l’attendait plus.

 

Ce que j’en ai pensé : Moi qui pensais fermement être tombée sur un bon roman d’aventure, je vais devoir repasser ! Déjà je crois pouvoir dire que le thème de fin du monde, de religion et de superstitions n’était pas fait pour capter mon attention. Ce point là a installé comme une distance entre le récit et moi. 

 

Une deuxième chose : j’ai trouvé le protagoniste vraiment inintéressant. J’ai eu l’impression de lire “Les Aventures de Pépère pantouflard en vadrouille” qui hésite entre a) tout faire pour pouvoir épouser la femme qu’il aime malgré les difficultés et b) rentrer tranquillou pépérou chez lui en la laissant en plan ; et croyez-moi la première proposition le fait bien chier. 
Le dernier point fâcheux c’est le format qu’a choisi Maalouf : un carnet de voyage. Le concept du “aujourd’hui j’ai fait ça, ça, ça et ça” c’est plutôt ennuyeux et ça rend les péripéties moins vivantes puisqu’on sait que finalement, le mec s’en est tiré puisqu’il est en train de conter les faits. 
En somme, j’en attendais trop. Tant pis. 

 

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L’enfant de sable & La nuit sacrée – Tahar Ben Jelloun



Intrigue L’enfant de sable

Sur une place de Marrakech, un conteur relate l’histoire d’Ahmed, un homme au destin aussi troublant que fabuleux. Élevé dans le mensonge pour sauver l’honneur de son père, Ahmed n’a de masculin que le nom. Un sexe et une condition imposés qu’il finit par revendiquer : à vingt ans, il pousse le zèle jusqu’à s’unir à une fille délaissée…

La nuit sacrée
La vingt-septième nuit du mois de ramadan, l’existence d’Ahmed est bouleversée. En mourant, son père la libère d’un lourd fardeau : élevée comme un fils, elle retrouve sa féminité. Aujourd’hui âgée, Ahmed, devenue Zahra, rétablit la vérité et livre son secret.

 
Ce que j’en ai pensé : J’ai acheté une édition où les deux étaient l’un à la suite de l’autre, mais chacun des titres est vendu séparément en librairie. Personnellement, je vous recommande de lire les deux car ils se complètent. L’écriture est légère, mais parfois tarabiscotée, très agréable à lire et le thème principal qui tourne autour de la quête de l’identité m’a captivée et intéressée, plus que ce que je ne pensais. 

L’enfant de sable

Même si j’ai globalement apprécié lire ce livre, ce n’est pas mon favoris des deux, étant donné qu’il s’agit d’une narration que je dirais intermédiaire, vu que des personnages racontent l’histoire d’une femme qu’ils n’ont, pour la plupart, jamais rencontrée. J’ai trouvé ça un tantinet tiré par les cheveux et surtout, j’ai parfois eu du mal à savoir où était le vrai, où était le faux. Le concept repose un peu sur cette ambiguïté, donc on dira que je n’ai tout simplement pas apprécié le concept. 

 

La nuit sacrée
Pour le coup, j’ai adoré celui-ci ! Le protagoniste ne sait pas lui-même (enfin, elle même) où il va et on se laisse couler dans son périple. J’ai aimé toutes les interrogations qui mettent en avant les lourdes conséquences des erreurs commises dans l’éducation. Ce livre nous rappelle que, comme dit ma grand-mère, “On n’élève pas des enfants pour nous”. L’accent est mis sur un point essentiel : répondre à la question “Qui suis-je?”, la quête de l’identité pure et simple mais avec des complications. Les personnages sont captivants et singuliers et l’ajout d’une histoire d’amour donne un peu de poésie au tout. 

 

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