Latest Readings #2 | Gavalda, Bodrov

De retour après une vilaine gastro, je reprends doucement avec une petit post lecture ! 
 



Anna Gavalda // Ensemble, c’est tout

 

IntrigueL’action se déroule à Paris, au pied de la tour Eiffel très exactement, et couvre une année. Ce livre raconte la rencontre puis les frictions, la tendresse, l’amitié, les coups de gueule, les réconciliations et tout le reste encore, tout ce qui se passe entre quatre personnes vivant sous un même toit. Quatre personnes qui n’avaient rien en commun au départ et qui n’auraient jamais dû se rencontrer. Un aristocrate bègue, une jeune femme épuisée, une vieille mémé têtue et un cuisinier grossier. Tous sont pleins de bleus, pleins de bosses et tous ont un coeur gros comme ça (non, plus gros encore !)… C’est la théorie des dominos à l’envers. Ces quatre-là s’appuient les uns sur les autres mais au lieu de se faire tomber, ils se relèvent. On appelle ça l’amour.
 
Mon ressenti : Sans hésiter, l’un des meilleurs livres que j’ai eu l’occasion de lire en 2015 ! Bon tu me diras, je n’ai jamais été déçue d’un Gavalda, mais celui-ci est l’un des meilleurs parmi ceux que j’ai pu lire !
J’aime le fait que ce livre soit si bon, si beau, alors qu’il ne raconte ma foi, rien d’ abracadabrantesque : ce livre, c’est juste un roman sur des choses simples :  la vie, la mort, l’amour, l’amitié, la jeunesse et la vieillesse. Donc, l’espace de quelques pages, on devient spectateurs de la vie de trois voire quatre personnages dont les vies si disparates viennent à se croiser et à s’emmêler
 
Les personnages sont façonnés de manière à ce qu’on s’y attache directement, ils ont chacun leur passé un petit (voire grave) chaotique, mais chacun se doit maintenant d’avancer dans le présent et entre catastrophés, on s’aide ! La plume de Gavalda, maaaaan dieu que je l’aime ! Elle donne beaucoup de couleurs à ce qui pourrait avoir une face terne et elle sait tellement bien utiliser le charme de Paris (est-ce que les livres dont l’histoire se déroule dans Paris n’ont pas un truc en plus, sérieux ??!)
 
Ce que j’ai aimé également dans ce bouquin, c’est que de part la trame il y a deux leçons de vie que j’ai pu en tirer : 1. La solitude ne mène à rien, il faut trouver y préférer l’amour, l’amitié. Et ne jamais se laisser freiner par les différences qu’on peut avoir avec les autres ! ; 2. Ne jamais hésiter à être qui on est vraiment, à faire ce qu’on préfère faire par dessus tout,  sous peine de se faire chier pour le restant des nos jours! Dans ce livre on pleure, on rit mais on sort heureux de cette lecture !
Lisez ce petit bout de vie, il vous redonnera du poil au menton ! (ou pas, hein)

Pour info il y a aussi le film, avec Audrey Tautou et Guillaume Canet, qui est juste une petite pépite ! (mais le livre vaut plus le coup!)

 
 
 
Liberté = Paradis // Sergueï Bodrov
 
IntrigueOriginaire d’une banlieue soviétique, Sacha purge une peine dans un centre pour délinquants. Violences, sévices divers composent son ordinaire. Un jour, Sacha découvre que son père, dont il a perdu la trace, est détenu dans un camp quelque part en Sibérie. Le retrouver devient sa raison de vivre. Deux fois, il s’évade. Et c’est en passager clandestin d’un monde à la dérive que Sacha apprend son pays.
 
Mon ressenti : Le Sergueï est réalisateur de cinoche, et comme chez le journaliste Krakakuer dont je parlais ici, et bien ça se voit… C’est-à-dire qu’il se passe beaucoup trop de choses dans si peu de pages, et ça donne un enchevêtrement d’ événements et de péripéties qu’on a absolument pas le temps de digérer, si je puis m’exprimer ainsi. On a un petit peu l’impression que le Bodrov a envoyé le scénario de son prochain film à une maison d’édition et à une maison de production, et que les deux ont accepté de promouvoir la bête !
 
En soi, la trame est intéressante. C’est une histoire qui, avec un petit peu plus de talents de rédaction, aurait peut-être pu donner quelque chose de bien. Malheureusement, la “plume” de Bodrov est très creuse et surtout très sommaire. Tout ce qu’on nous donne à lire dans ce petit bouquin a un rapport avec ce qui se passe là, devant les yeux des personnages, mais on n’a pas du tout accès à la réflexion, à l’intériorité du petit garçon dont les faits et gestes sont dictés par l’envie d’aimer et d’être aimé, en l’occurrence ici par son père. Et puis même, il se passe des choses qui méritent réflexion. Après peut-être est-ce voulu dans le but de montrer l’indifférence du personnage, l’habitude qu’il a de vivre ce genre d’épreuves, ou aussi peut-être dans le but de montrer que seul son but final compte. 
 
En tout cas pour moi Bodrov, en tant qu’écrivain, c’était la première et la dernière fois. Il faut croire que ça a été trop “brut de pomme” pour moi!  Par contre, ces films doivent être intéressants, à voir!
 

 

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