LECTURE Olympe de Gouges, des droits de la femme à la guillotine


Intrigue : 
Femme de lettres, pamphlétaire opiniâtre et humaniste, féministe avant l’heure et auteur de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791) – son texte le plus célèbre –, Olympe de Gouges (1748-1793) fût de tous les combats : abolition de l’esclavage, justice sociale, droit au divorce, rejet de la peine de mort, égalité hommes-femmes. Des combats qu’elle mena avec passion et acharnement jusqu’ à ce qu’elle fût guillotinée, victime de la Terreur, en 1793, juste après Marie-Antoinette. […]



Mon avis : 


La raison pour laquelle j’isole ce livre de mes habituels articles “LASTEST READINGS” c’est…

parce que c’est une lecture qui m’a tout particulièrement marquée. Tout d’abord, parce que c’est ma toute première biographie historique mais aussi parce que c’est ma première lecture clairement orientée féministe. Mais aussi parce qu’il m’a appris beaucoup de choses, ce livre, que ce soit à propos d’Olympe de Gouges mais aussi sur le cheminement du féminisme à travers les âges. 

 

Le bouquin tourne autour d’Olympe de Gouges, une nana qui vient du Midi et qui, à un moment donné, décide de faire autre chose de son temps que commérer ou passer sa vie à vouloir entretenir son apparence, comme la plupart de ses contemporaines. Non, Olympe est plutôt une de ces rares femme à vouloir s’engager politiquement et humainement. 
Je trouve le titre du livre trop synthétique dans le sens où les engagements d’ Olympe sont nombreux et ne se résument pas aux droits de la femme. Plus que cette cause qui est déjà très noble, on découvre vraiment un personnage qui met son savoir et sa fortune au service du peuple, prônant l’abolition de l’esclavage, les droits des travailleurs qui à l’époque sont exploités plus qu’employés, et des femmes donc ! Tout ça durant la période pré-révolutionnaire et un petit peu au début de la Révolution.
Je suis heureuse d’ avoir lu ce livre parce que c’est vraiment une mine d’informations, on voit que l’auteur est vraiment disposé à ne rien omettre et qu’il s’est investi dans son travail. J’ai pu y découvrir un personnage, de sa naissance jusqu’à sa mort, qui m’a vraiment inspirée en tant que femme mais aussi en tant qu’être humain. 
J’en ai aussi appris plus sur l’époque et sur la place que prenaient les femmes durant celle-ci et je me suis rendu compte à quel point les ennemis qui se mettre en travers de notre route ne sont pas forcément ceux auxquels on s’attend le plus. Par exemple, le plus grand frein à l’évolution des droits de la femme, j’ai appris dans ce livre que c’était les femmes elles-mêmes, les femmes qui transmettaient des idées arriérées  ou condamnaient les nouvelles idées féministes ! Et aujourd’hui on voit encore des femmes qui n’approuvent pas les idées féministes telles que l’égalité dans le travail et j’ai l’impression que c’est justement cette discorde parmi les opinions qui nous décrédibilise.
Aussi, j’ai pu réviser un petit peu ma Révolution ce qui n’est pas du luxe je veux bien l’avouer. J’ai eu une l’impression d’avoir de grosses lacunes sur l’époque car Olivier Blanc fait référence à tout un tas de figure emblématique qui m’étaient inconnues, ce qu’il faudrait que je corrige.
Je conseille vraiment cette lecture à qui voudrait mieux se représenter d’où on part en tant de femme socialement et à quel point c’est important de se battre pour ce en quoi on croit, tout simplement, en osant casser les barrières sans baisser les bras à la première critique désopilante !
Bon dimanche ! 🙂



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