Les Baux de Provence en hiver

Aujourd’hui javais envie de vous emmener quelques semaines en arrière, lorsque nous avons visité les Baux de Provence au mois de février.

Je suis souvent amenée à passer quelques jours dans le Sud de la France en hiver, et j’ai pu découvrir la région sous un jour complètement différent de celui qu’elle affiche en pleine saison. Le Sud ne dort pas complètement, mais il somnole plus ou moins de mi-octobre à mars. C’est vraiment très surprenant lorsque, comme moi, on a grandit dans le Nord de la France où l’alternance du rythme de vie ne se fait que très peu ressentir.

On a donc décidé d’aller passer une journée aux Baux de Provence, un petit village médiéval des Alpilles situé à 80km de Marseille. Le visiter en hiver n’a pas le même goût qu’une visite en plein milieu du mois de juillet par exemple, et je vais vous expliquer pourquoi.

    

Le calme

Les Baux de Provence n’est plus vraiment un lieu de vie que pour quelques rares résidents (que je n’ai pas croisé, ndlr), c’est pourquoi le site est pratiquement déserté en basse saison. Quelques visiteurs venus eux aussi profiter de la tranquillité du village sans son va-et-vient de touristes, quelques commerçants qui pensent aux précédents, et globalement c’est tout. Durant cette journée, on a du croiser une vingtaine de personnes au bas mot.

Il règne un calme quasi monacal dans le village, à certains moment on n’entend rien d’autre que le bruit de nos pas sur les pavés. On peut prendre le temps d’admirer les petites ruelles, de s’attarder sur les points de vue dans avoir peur de gêner personne. C’est agréable et ça fait du bien.

D’un autre côté, rien n’est ouvert ou presque. Tous les restaurants étaient fermés, toutes les petites échoppes aussi. Tout ça ne nous a pas trop dérangés vu qu’on avait mangé sur la route et que, l’endroit étant très touristique, les attrape-touristes doivent se faire nombreux. Et puis, on a quand même trouvé de quoi acheter quelques gâteaux secs typiques du Sud.

PAR CONTRE, le point réellement négatif est que les Carrières de Lumières sont fermées en basse saison et ne rouvrent qu’en mars.  C’est une carrière transformée en spectacle grâce à des projections et j’étais vraiment dégoûtée de ne pas pouvoir la visiter.

La lumière

L’hiver est une saison que j’apprécie en grande partie pour sa lumière, qui est tellement différente de la lumière d’été qui a tendance à tout cramer, à tout surexposer.

Si vous y aller par une journée pas trop dégueu comme nous, où il fait pas chaud et y’a du vent mais au moins y’a du soleil  et PAS DE PLUIE, vous verrez le village habillé d’une lumière toute douce et vous profiterez d’un beau coucher de soleil sans avoir à attendre 22h.

 

La température

En hiver vous vous doutez bien que les températures sont plus basses, et pour le coup j’ai trouvé que c’était un avantage pour ce village qui est juchée assez haut sur un massif. Pour accéder au point surélevé du site – et à la vue – y’a une belle ascension avec pas mal de marches très escarpées à réaliser et en la faisant je me suis dite que par 30°C sous le cagnard… comment vous dire ? ça doit pas être triste.

 

   

J’espère que je vous aurais donné envie d’aller passer un petit week end dans le sud hors-saison histoire de découvrir l’endroit d’une manière différente, sans avoir l’impression d’avoir atterri à touristland. Je trouve qu’en cette période, la région invite beaucoup plus à se ressourcer, à se reposer qu’en haut saison lorsque le tumulte est à son comble.

C’est définitivement un endroit dans lequel je veux retourner pour voir les Carrières des Lumières mais je ne regrette pas de l’avoir vu paisible et comme figé dans le temps.

Maintenant, il est temps de penser aux vacances d’été, vous avez des plans ? Où vous êtes plutôt du genre à partir en septembre, lorsque tout le monde est revenu ?

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